Network il y a 40 ans, et maintenant : chomdu, télé, dodo, dans un monde sans art?

Premier extrait d’anthologie du film « Network » qui circulait il y a quelques mois sur les réseaux sociaux, quand grondait la colère contre la Loi travail. Bien sûr le 49.3 a tenté de calmer les ardeurs ; les congés payés, les épisodes terroristes, et la rentrée politicienne ont donc achevé ce boulot d’enfouissement des colères.

(Tiens, pour les philosophes qui me lisent, il y a un bon travail à faire sur le glissement du terme « travail », qui devient « emploi », « job »puis « stage »,  voire « occupation » ou « vague rêve » d’une activité d’antan ; j’exagère à peine. C’est le genre de discussion que pouvaient avoir des « nuits-deboutistes » dans des villes de banlieue il y a quelques mois, et peut-être même place de la République à Paris.)

Dans ce premier extrait, donc, on est encore loin des années de « crise » qui se sont installées et pérennisées dans nos foyers d’occidentaux qui  regardons toujours la télé.

Dans ce second extrait, on obtient un tableau bien cynique où démocratie, Nation et même idéologies ne pèsent pas bien lourd face aux tentaculaires « forces immuables du commerce », où le « système monétaire international détermine la totalité de la vie sur cette planète »… 40 ans après, force est de constater… le même constat!

Allez, un troisième extrait pour la route, pour méditer sur cet antique « force de propagande » qu’est la télévision.

Pour le monde sans art, et finir de déprimer, voici :

(attention, mauvaise-foi à l’œuvre dans le discours, le monsieur ne connait pas forcément ses dossiers, par exemple il nomme Michel Journiac « Michel Journia » alors que le « c » se prononce, et rigoler de gens qui se saignent dans leur art révèle la petitesse d’esprit de ce critique plutôt suffisant.  Certains artistes contemporains font tout de même référence pour moi dans leurs capacités à réveiller esprit critique, analytique, sensible, à révéler le contexte de l’art, de la société et même à être créatif dans son rapport au monde, même s’il faut pour cela des petites mains comme dans les ateliers des artistes de cour d’antan, mais oui!)

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