voici venu l’axe Pékin/Moscou

CAI GUO-QIANG: OCTOBER Venue: The Pushkin State Museum of Fine Arts main building (Volkhonka, 12, Moscow, Russia) Exhibition dates: September 12 – November 12, 2017 In September 2017, the Pushkin State Museum of Fine Arts will present leading international contemporary artist Cai Guo-Qiang’s first solo exhibition in Russia: Cai Guo-Qiang: October. A reflection on the […]

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Soulèvements

Dans le cadre du séminaire qu’il mène à l’École des hautes études en sciences sociales, Georges Didi-Huberman a inauguré en 2016 un nouveau parcours de recherche autour de la question multiforme des soulèvements.

Georges Didi-Huberman :
« Déjà entamée l’an dernier à la suite d’une analyse de certaines séquences du Potemkine d’Eisenstein, la recherche qui est ici proposée concerne la notion – ou plutôt l’ensemble des paradigmes – que l’on peut développer à partir du mot “soulèvement”. Ce mot est ici avancé pour prolonger et dépasser toute une série de recherches qui, dans les années précédentes, nous ont conduits des images funéraires à l’iconographie d’Atlas. Il correspond aussi à un projet d’exposition en cours. Le soulèvement dépasse l’accablement. Mais de quoi procède sa force ? Comment se constituent ses formes ? La première approche consiste à envisager les soulèvements comme des gestes ou des “formules de pathos”. Une histoire philosophique de la question nous conduit des Lumières à la Théorie Critique et du dadaïsme aux débats les plus contemporains. On s’interrogera sur le désir et la désobéissance, les tracts et les barricades, les affects et l’imagination politique. On tentera de comprendre, par-delà les images de soulèvements, ce que les soulèvements doivent eux-mêmes aux images – notamment ces “images-souhaits” dont Ernst Bloch a voulu parler dans “Le Principe Espérance”. »

 

Soulèvements, une exposition actuellement au musée du Jeu de Paume à Paris, jusqu’au 15/01/2017

Network il y a 40 ans, et maintenant : chomdu, télé, dodo, dans un monde sans art?

Premier extrait d’anthologie du film « Network » qui circulait il y a quelques mois sur les réseaux sociaux, quand grondait la colère contre la Loi travail. Bien sûr le 49.3 a tenté de calmer les ardeurs ; les congés payés, les épisodes terroristes, et la rentrée politicienne ont donc achevé ce boulot d’enfouissement des colères.

(Tiens, pour les philosophes qui me lisent, il y a un bon travail à faire sur le glissement du terme « travail », qui devient « emploi », « job »puis « stage »,  voire « occupation » ou « vague rêve » d’une activité d’antan ; j’exagère à peine. C’est le genre de discussion que pouvaient avoir des « nuits-deboutistes » dans des villes de banlieue il y a quelques mois, et peut-être même place de la République à Paris.)

Dans ce premier extrait, donc, on est encore loin des années de « crise » qui se sont installées et pérennisées dans nos foyers d’occidentaux qui  regardons toujours la télé.

Dans ce second extrait, on obtient un tableau bien cynique où démocratie, Nation et même idéologies ne pèsent pas bien lourd face aux tentaculaires « forces immuables du commerce », où le « système monétaire international détermine la totalité de la vie sur cette planète »… 40 ans après, force est de constater… le même constat!

Allez, un troisième extrait pour la route, pour méditer sur cet antique « force de propagande » qu’est la télévision.

Pour le monde sans art, et finir de déprimer, voici :

(attention, mauvaise-foi à l’œuvre dans le discours, le monsieur ne connait pas forcément ses dossiers, par exemple il nomme Michel Journiac « Michel Journia » alors que le « c » se prononce, et rigoler de gens qui se saignent dans leur art révèle la petitesse d’esprit de ce critique plutôt suffisant.  Certains artistes contemporains font tout de même référence pour moi dans leurs capacités à réveiller esprit critique, analytique, sensible, à révéler le contexte de l’art, de la société et même à être créatif dans son rapport au monde, même s’il faut pour cela des petites mains comme dans les ateliers des artistes de cour d’antan, mais oui!)